11 mai 2008

FIN (1) (ivrogneté*)

Si je pense ? Comme un singe rongé par les puces. Si "j'écris" ? Comme un coiffeur édenté jubile du peigne sur un chauve. Si je vis ? Comme un rat de bibliothèque parmi les vers pieux comme des rimes analphabètes.

C'est à peine si je respire, si je m'arrange avec la vie. Je hais le premier venu comme on hait le dernier des cons : inexplicablement. Toubib, avouez, c'est grave ?

- J'avoue, dit le Toubib : c'est pire. Voyez-vous mon enfant... commençait-il à rabâcher... morale et santé sont un seul, aussi longtemps que le cœur les distingue. Ils se mêlent par amour du monde... ajoutait-il, vieux sage parchéminé par la nécessité... mais se confondent par haine de soi... Vous êtes dans l'illumination pure, le raffinement kronembourgeois, la loufoquerie ânonnée en plein chœur de l'imbécillité finale. Je savais déjà tout, dès lors je n'espérais pas moins. - A croire que votre charmante intelligence vous a tué, conclut-il, rajeuni jaune comme un rire mort. Puis il avoua, plein de remords et de soupçons : les sages cassent plus de verres que les ivrognes n'en vident. - Pauvre adorable de moi... Montgolfière de mensonges, éventails de jarretelles... Tout ça est bête comme chou, ajouta-t-il enfin.

- Ne le dites ni au ciel ni à la mer, Doc : à vous-même n'osez rien vous avouer... Les mouettes et les cigognes ont des oreilles, tout comme les murs et les déserts ! Doc, je vais lâcher le... comme naguère je lâchai la...

- Amen... Je vous l'ai dit, tonnerre d'écume ! Les enfants naissent de pétales réchappés d'orages, de plumes mûries à la cire de la sève. 

- Je hais ces chiards, merdes hurlantes ! Pourquoi parlez-vous de ça, toubib ? Allons... Doc, ne me dites pas de reprendre la... Ni de...

- Je ne vous, rien... Disons... On choisit toujours mal, même si l’on peut mieux faire... La faucheuse ailée sourit de ses dents jaunes, à qui lui papillonne aux lèvres.

- Mais la sirène, Doc ? Oui, cette queue ébouriffée de la nuit ! Elle qui fend les flots du jour, rayonnante comme un corps de sable parmi les étoiles ? A-t-elle des épines, comme ces couveuses de poules ; ou bien des ailes, comme ces roses qu’ensoleille mon coeur ? Est-elle ombre de goutte ou écho de rayon ?

- Elle a des nageoires agiles et bleues, mon ami : tel un ange de douceur.

 

 

Mai 68 expliqué à un pote intello québécois

Oh que ça bardait hier !

J'ai écouté Finkielkraut et ses invités... "Mort aux croque-morts"...

Comment vis-tu ce 40e de mai 68 ?

CE

*

Cher aimable montréalais,

Je le vis d'autant mieux que je n'en pense que du mal - eh ! que veux-tu ! J'ai moins de 60 ans, moi.

J'aime bien Finkielkraut : il est au moins aussi réac que moi. Je l'excuse même d'être passé du gauchisme au rabbinat (seuls les athées ne changent pas d'avis), et de l'universalisme étouffant d'un Péguy au semi-tribalisme refoulé du sionisme professoral. C'est vrai, il a dû faire son chemin, le brave : devenir l'idole des lépénistes inavoués en même temps que des "ségo-royaux" décomplexés ne se fait pas en un jour (tous les chemins postmodernes ramènent à Rome, tels des prisonniers abasourdis à leur liberté). Rarement l'homme ose descendre du singe  ; le plus souvent, il en dégringole - et sa terre promise n'est qu'un arbre généalogique au sommet duquel gémissent drôles d'oiseaux et autres canards boiteux. - Au moins, lui n'a-t-il pas roulé de la plage sous les pavés, à une carrière de pub sous Mitterrand. 

Alors, cher Charles-Etienne : Mai 68 ?

Mai 68 aura été la révolution culturelle de la bourgeoisie - passée de l'éthique protestante du travail et de l'épargne, au génocide culturel des Prolos et des Beaufs, orchestré par la bonne conscience exponentielle des bobos eux-mêmes passés de la psychanalyse au bouddhisme (bobobos ?). Mai 68, c'est le maoïsme des nantis, le guevarrisme de Saint-Germain-des-Prés, le "communisme" des repus, la Crucifixion parodiée par Saint-Trop' !

Pas étonnant que ce vieux crétin de Glucksmann (qui, dans l'effondrement des Twins programmé par les Neo Cons, crut apercevoir Dostoïevski à Manhattan !) soit même devenu sarkoziste, sur les pas de son non moins crétin de fils. Comme en témoigne leur énième opus de parisianisme incestueux : Mai 68 expliqué à Sarkozy - soit le Frivole écrivant les mémoires du Sérieux... "Vaste programme", eût dit de Gaulle - le seul anti-impérialiste de l'époque, comme l'expliqua vainement Castro à Cohn-Bendit, enfui dès l'été 68 à Cuba, se reposer de sa "révolution". Cohn-Bendit, ou le premier et le dernier des Sans-Papiers heureux.

J'encule à sec ces faux pédés, et je sodomise sadiquement toutes ces demi-gouines !

Ces pauvres gens, bavards labiles et torves, méritent ce que ne méritait pas le Maréchal Ney : les fossés de Vincennes, et 12 balles dans la peau...

Mais, Dieu merci, les trentenaires franchouillards comme moi se branlent pas mal des gros glands de 68 éjaculant chaque décennies leurs souvenirs mondains packagés aux couleurs de l'assistance sociale. Ils sont passés du salut public et du flower power, aux points de retraite et aux chrysanthèmes : ha ! ha ! ha !

Mon chibre veineux les engloutira de sa semence vitale !

HA ! HA ! HA !

(Dit et redit voici dix ans déjà, et toujours assumé tel quel en 2008)

 

07 mai 2008

La guerre des sexes au ciel

Ce que le Diable sait d’un homme, c’est ce que Dieu lui en dit. Ce que Dieu sait d’une femme, c’est ce que le Diable ne lui en dit pas.

 

 

06 mai 2008

Insupportable !

Devant Ratisbonne, Napoléon fut légèrement blessé, rapporte le général Thiébault, ou la duchesse d'Abrantès, ou Fiévée, je ne sais plus - en tous cas pas blessé par les mots d'un puceau. Au contraire, Benoît XVI, par son fameux Discours, en aura-t-il effarouché, des cons !

Monsieur Ferry, kantien de bonne heure et de malheur, comme tous les Prudhomme jacasseurs "d'antimanuels" onfrayens ou non, nous propose sa Somme Athéologique : son pack happiness pour un homme-dieu sans entrave, son kitt home & cocooning de glaneuse multiculturelle bavarde sur la tabula rasa sui generis et semper eadem... Monsieur Ferry a des trucs à nous dire, nous cathos incrédules, républicains sceptiques et autres eurolâtres en peine, au sujet de la pensée islamique !

Ecoutons donc Monsieur R. Brague, corriger ce beau brun villepino-béhachélien, à l'ombrelle trouée d'aises centristes prises en orient.

Bam !

Que c'est bon de voir le prof préféré de tous ces bons élèves qu'on s'est peu à peu suicidé à refuser d'être, prendre la leçon du seul prof qu'on regrette et qui, sait-on, n'en pense pas moins. Ferry, ou le Jordy de la philo : dur, dur d'être un vrai con ! Enfin ça paye le loyer et la plage à Saint-Trop', comme un tube à la Star-Ac le cinoche à vie. 

Avéroès était un philosophe ayant la foi - par la nécessité pressentie de sa propre discipline ; sinon par surcroît perçu d'autres. Tandis que Monsieur Ferry n'est qu'un bigot de la religion intello-moraleuse - qui voudrait même passer pour philosophe ! Comme si la religion laïcarde n'était pas, et de loin, la plus fanatique de toutes ! la plus impitoyable en son consensus visqueux de troupeau nombriliste ! Ha !

Ras le bol de tous ces Chebel, Boubakeur, et autres Monseigneur Gaillot de la "pensée" !

Comme je regrette le bon vieux temps des fatwas (celles d'avant 9/11) et autres anathèmes (ceux d'avant la TV), lesquels au moins vous forçaient d'y songer avant de l'ouvrir : ça nous reposerait du sanibroyeur postmoderne et de son insupportable gnose philanthropique ! ça mettrait des grumeaux dans la purée Soupline de l'opération "Passé Propre la tête Vide" !

Il faut réconcilier Avéroès et Robespierre, contre tous les jésuites du New age. 

 

04 mai 2008

Le hasard ?

La vie décide toujours, avant que la mort n'ait choisi.

 

 

03 mai 2008

De la contraceptivité malpieuse

La cyprine n'est plus que la poussière affolée de l'amour, et le sperme l'éblouissante constellation du désespoir.

 

 

19 avril 2008

Lune inodore et...

Lune, lune

Maussade vérité

Comme un après-midi

Ensoleillé dans les énormes seins d'une laide ambitieuse 

 

 

L'espérance, ou la sérénité tragique

L'optimiste est un bavard ; le pessimiste un muet. Bavardage et désespoir sont donc les deux péchés mortels contre l'esprit.

 

 

15 avril 2008

BHL et son peuple

Philippe Muray aura passé sa vie à nous expliquer qu'au monde de la contradiction, du conflit, du débat, de la Négativité radieuse en ses bactéries mortelles, en un mot de la VIE, ne pouvait succéder que "l'Empire du Bien" : du Pléonasme en majesté.

Voyez BHL, spécimen type du meilleur des mondes, le vulgus happy few même : "philosophe-philosophe", comme nous sommes des homo sapiens-sapiens.

Cet homme a le courage d'être pour la "Justice", les Droits de l'Homme" et "l'antiracisme" de niouses mag. Comme il est contre les Serbes, les massacres entre nègres du Darfour et les méchants vilains manants en général. Il faut le redire : un unanimisme dialectique est post-philosophiquement possible - et la populace l'oublie souvent. N'est-ce pas réconfortant pour une époque à l'enthousiasme mitigé ?

 

   

11 avril 2008

Le Philosophe inévitable

"Les journalistes seront les philosophes du 20ème siècle." (Nietzsche) Nuançons l'optimisme de l'apologète du "surhomme"...

L'Expert étant le "savant" du 21ème (le préposé à l'interprétation des "mystères"), le "communiquant" en est le "moraliste" (le prêcheur du "jouir sans entrave"), et le journaleux, "l'érudit" (le souverain poncif). Le "comique" étant le "mystique" de l'époque (le préposé à la dérision collective).

Moralité : l'attaché de presse est le "philosophe" d'aujourd'hui. 

 

 

Le génie hébreu

Les Nazis croyaient - à tort - qu'une race suffit à faire un "livre" - aussi les brûlèrent-ils. Les Hébreux, quant à eux, croient - à juste titre - que d'un livre peut naître une "race" - aussi apprirent-ils à écrire dans toutes les langues.

Steiner précise que le Juif pourrait être défini comme celui qui lit toujours avec un stylo, parce qu'il ne désespère jamais d'écrire un livre supérieur à celui qu'il est en train de lire. Evidemment, la réciproque est assez vraie : son idéalisme philosophique, son radicalisme dénégateur, sa libido grossièrement intellectualiste, désignent peu ou prou l'Allemand comme celui qui lit avec un lance-flamme... Sa pureté lyrique a si soif du monde qu'elle l'incendie. 

"Le monde existe pour donner un livre", dit Mallarmé - un livre, et non une race ; un recueil de morales, poétique comme l'herbier des lieux et des âges, et non un code génétique ou civil.

La seule loi juste, la seule possible, est celle des travaux et des jours. La pureté est une sagesse multicolore, ou bien un lyrisme assassin.

 

 

08 avril 2008

Arts du pognon et pauvreté des arts

Les mêmes connards qui s'emmilliardent grâce à l'art contemporain, sont les mêmes cons qui applaudissent la littérature actuelle et son lien social.

 

 

Le libéral habile est un abruti convivial

Le "libéral" n'est pas seulement l'haruspice du bon sens moderne, le vulgaire prêtre du garde-manger global, mais encore, et surtout, le flic en chef de la morale néo-laïque (ce je m'en-foutiste home & cocooning in brave new world) : un chiâleur de pauvres nègres et autres orphelins, parthouseur chéri des veuves de luxe et des héritières féministes.

Un con qui ne verra jamais de sagesse que follement heureuse, et de bonheur que sagement dévergondé. 

 

 

01 avril 2008

La politique postmoderne

Une médiatrice tordue, couronnant deux points flous…

 

 

28 mars 2008

La culture "gé", ou le point G de la guerre

Il faut se ronger une culture, comme un chien enragé garde sa niche écologique.

 

 

20 mars 2008

La prose et les sentiments

On ne peut écrire qu'à son amour ou son ennemi. Un ami n'exige pas même une carte postale de nous, bien qu'on se mette à lui écrire sitôt qu'au bout du monde.

La plume sait faire dire au sang ce que l'âme a fait taire à l'encre. 

 

 

18 mars 2008

Le diable irrésistible de l'esprit

Le talent diabolique ne prouve que la séduction de l'esprit. Les ordures sont lettrées et n'écrivent guère.

 

 

16 mars 2008

Iesous Kristos Théou Uios Sauter

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Etre chrétien, c'est ne pas laisser crucifier le monde, quitte à donner sa vie. C'est refuser de laisser noyer le poisson.

 

(Source image

 

 

07 mars 2008

Poème en souffrance d'une charmante

Sur la page foncée de tes yeux

Dansent nos enfantins regards

Pinceaux maladroits

Comme des milliers d'orages

 

Dans l'impiété solaire d'un corps

Dansent et dansent nos coeurs sans fin

Rayonnants plus oranges qu'une toile

Peinte au plus vert de l'horizon

 

 

??? - Bonjour les morts, ou bonne nuit les vivants

J'avoue que le calcul exact me saoûle - faites-le vous-mêmes.

Mais enfin, reconnaissez que le 11-Septembre 2001 est ce jour où l'on aura fait croire à l'univers qu'un litre de kérosène peut brûler 50 tonnes de béton et d'acier (mini, mini, minimum).

Grosso modo, c'est à peu près le rapport entre les 300.000 tonnes d'une tour de 110 étages et les 200 tonnes (réservoirs pleins : ce n'était pas le cas) d'un Boeing.
Chaque étage de la structure était donc (grosso modo toujours) quinze fois supérieur au poids d'un avion plein de pétrole (dont les 3/4 explosés au dehors - comme l'aura compris tout ex-scout qui, pour ne rien savoir, sait tout de même qu'une épaisse fumée témoigne autant pour "l'eau" que pour le "feu"...) et pourtant on a réussi à nous faire croire qu'un litre de kérosène, au plus indulgent des cas, pouvait brûler jusqu'à pulvérisation absolue rien moins que 50 tonnes d'acier et de béton !

Prenez un couteau suisse, faites un feu de bois avec des potes indiens couverts de plumes, buvez un coup et attaquez en choeur, comme Peter Pan et son envolée de fées clochettes, l'Arc-de-Triomphe invisable au coeur de l'Etoile. Vous vous êtes pété la gueule ?

C'est bizarre, ça m'étonne même... D'ailleurs, comme dirait la Maison Blanche : c'est bien fait ! Fallait pas jouer les pigeons kamikazes, et autres drôles d'oiseaux sceptiques !

Un Boeing est agile comme une baleine - mais Clochette n'est-elle pas jolie comme un papillon ?

 

 

LE malheurs

Dans le malheur des coeurs se cachent les Nombrils

Dans le malheur des âmes se cachent les Troupeaux

 

 

Reprendre son souffle

Le mieux pour reprendre son souffle, est de se noyer dans l'haleine d'une fille.

 

 

03 mars 2008

Question pour en finir

Les Technos paluchés "d'expertise" me font marrer. Que reste-t-il de l'Homme, sitôt que le cheval ailé se fracasse sur le miroir en pierre de sa propre "nativité" sanglante...?

Que signifie l'idée de "réseau", sinon que sur un territoire anciennement dit "nation", ou "pays", 49,9% de la population soit programmée pour enculer et régner sur la majorité ?

Qu'est-ce donc que le réseau, sinon la méduse flasque du Pouvoir, aux tentacles toujours d'autant plus venimeux qu'ils se dématérialisent mollement, et nuisibles qu'ils se dépersonnalisent intraitablement ?

Qu'est-ce que la Société de l'Info, sinon l'extermination symbolique (puis physique) d'une moitié de l'Espèce par l'autre, à mesure plus targuée de "Vertu" que de "Technique" - "technicité", "technologie" ? - On a le refoulé qu'on peut, puis qu'on doit.

Blablabla "savant", égale BHL en rut à la botte : point-barre !

 

 

Epitaphe d'une pierre deux coups (démocratie chiâleuse = femellité raciste)

Je n'aime rien tant qu'insulter l'Etat

Et me moquer des Femmes Modernes

Je rigole des Bourgeoises

De l'argent qui vote "blanches"

 

Mon dédain doré d'or si dédaigneux

N'est que l'écho péteux

De leurs pêts carnivores

Crocos lézards enlarmés de visions en chinchilla

 

Il en va du député comme de la femelle

Elle se fait belle il se fait drôle de beau

Comme il en va de l'électeur et de l'Etat rigolo

Il se fait drôle de sage il se fait beau

 

Comment ne pas voter pour ces "féministes" abstentionnistes

Ces drôle de fillettes Blancs cassés

O magnifiques et vantardes négresses

Emoustillées comme des épouses de fusillés

Par la mal-bandante tyrannie de l'apolitisme incolore ?

 

 

Si aujourd'hui ?

Ben, Marie ferait du stop dans la banlieue d'Ephèse

Et les Evangélistes du bilboquet en salle

Avec leur bédouine fable de l'aiguille dans le chas !

Jésus trinquerait avec Socrate, honnête pilier de bar

Et l’auteur de l’Apocalypse serait un SDF cracheur de feu

Bref... depuis Jérusalem et l'âge d'or des crucifixions

On n'a pas avancé d’un iota

 

La Vierge horripilerait toujours le showbiz - ces Lumières !

Le Christ ferait encore chiâler les beaufs

Les Apôtres démultipliés remakeraient les doux salopards

En armées de doux singes

Saint Jean continuerait son tour du monde

Parole ! depuis la résurrection de Mathusalem

On n’a même pas reculé d’un chouia

 

 

29 février 2008

La Travailleuse en 2008

Aux rasoirs questions d'expérience, le phallus gargarisé de professionalisme a toutes les réponses. Ainsi les jolies filles sont-elles embauchées pour enfoncer des portes ouvertes, et les moches pour garder les coffres-forts honteux.

 

 

Alexandrins martiens (dédiés à Mr Borborygme et à Mme Post-humain)

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23 février 2008

Mais pourquoi diable les femmes sont-elles diabolisées, angélisées, mythifiées...?

Les femmes font grand cas d'un trésor

Dont chacun a la clé

Et s'honorent d'un mystère

Dont l'incrédulité vient mieux à bout que la patience

Ne vient de la malédiction du labeur

Comme la douceur ailée d'Aphrodite

Gante la main calleuse d'Héphaïstos 

 

Il en va de leur bavardage

Comme de leurs yeux que fait scintiller l'or

Ce ne sont qu'écho d'eau

Feu de rose limpide

Comme le vent dans les blés !

 

Les femmes adorent l'amour

Et aiment les princes charmants

La nuit elles s'accommoderont d'un poète

Et d'un faux savant même au jour le jour

L'amour pousserait-il dans les vignes

Qu'elles n'aimeraient que des ivrognes !

 

Je n'y vois ni étrangeté ni mal

Simplement qu'on arrête de m'assourdir !

Le mystère de la poule n'est que rugissement

D'hormones de coqs jouant les rois de la jungle

- Ainsi la disgrâce de beaucoup meurt-elle

Avec leur infortune

 

 

La technolâtrie, ou l'université de la ploutocratie

Un cursus, c'est un pedigree d'imbécile heureux ; puisqu'un CV n'est qu'une biographie d'esclave reconnaissant.

 

 

22 février 2008

La mer des mondes

Deux mondes se regardent, et se regarderont toujours : le monde intemporel de l'imaginaire - celui de la foi et des terreurs ; le monde vivant de l'incertitude - celui des choses et de la confiance. Sans doute y a-t-il quelque chose d'ambigü dans ce face à face muet des deux Paroles - celle du corps qui crie et celle du cosmos silencieux. Mais il nous faut risquer cette apparente schizophrénie, sous peine de réaliser le manichéisme de la mortalité. "La mer est la vérité de la vie", dit le capitaine Nemo de Jules Vernes. Notre mer, à nous qui ne sommes pas amphibies, a le coeur dans les étoiles, et le cerveau dans la poussière.

 

 

L'Expert et le Journaleux

De plus bête que le journaleux qui parle pour ne rien dire, je ne vois que l'expert qui parle de quelque chose pour la rendre inintelligible.

 

 

20 février 2008

Flammes d'eaux de vie

C'est la nuit qu'il est beau

De ne pas croire en Dieu

C'est dans les flammes de la vie

Que veut s'abreuver l'âme

 

 

19 février 2008

Mes enfantillades gigognes

M'indiffèrent les fleurs

Comme m'emmerdent les chiards

D'où vient donc ma gamine passion

A vrai dire ornithologique et potagère

Des choux nés des cigognes

Et des cigognes poussées dans les choux ?

 

 

La petite muette

La mort visite les cimetières

Quand les tombeaux ne parlent plus

Entre eux

Et quand ils ne se parlent plus

De nous

La vie trahit les morts

 

 

La liberté, ou la terre de feu

La liberté, sentiment de poète, est un art d'illettré. Etre libre, c'est consumer un cœur de kamikaze avec une âme de paysan.

 

 

Quatrain en (r)ut pour un con

Je ne suis qu'un jeune con
Sans fric et plein aux as des as
De sa trique colchique
Péteuse de fions et d'horizons

Le chattard et la zébresse

Petit chat caressé

Petite chatte mouillée

Douillet sexe à rayure

Comme un zèbre au soleil

 

O charmant tigre se déshérissant

Dans la féminité soyeuse

Quand mon équidé noir et blanc

Hennit sur son damier

 

 

16 février 2008

Lettre fermée à une "Poétaniste" (2)

Pour une fois c'est potable - encore que le désert désertifie jusqu'à la soif elle-même.

Poétaniste, chère pouffe qui pareille aux coussins arabes n'avez rien à dire, je vous file un tuyau (qu'au moins votre lanterne et votre godemichet d'apprentie pétroleuse sache qu'on appelle oléoducs ces boyaux de la folie moderne dont l'antique "huile de roche", b-a-ba du consumérisme, égaille l'orgasmatique diarrhée...) : la technique est le secret du mensonge, notre noble art déicide - ainsi l'humanité est-elle tout ce que votre "féminité" n'éprouvera jamais... Poétaniste qui me sucerez sous peu par gratitude lamentée (après que je vous aurai cunnilinguée, comme promis dans mon précédent billet doux), cessez enfin de dire que vous allez nous dire ; je vous implore de la part du monde qui ne vous lira jamais : dites.

A bas votre plume squelettique - vivent mes ailes obscènes ! Non seulement je vis et jouis ; mais encore vous êtes pi(t)euse et j'en rajoute.

Je sais... jamais je ne conquerrai votre amour, qu'à vrai dire je ne veux ni mériter ni quémander - mais je supplie notre amitié dont vous avez besoin, ô la plus dépourvue d'entre les édentées chrétiennes ! Car je suis, tendre et stupide "Poétaniste", ô vous plantureuse nouille que mon râtelier puant gerbe de rire, partisan de la guerre des "peace" - et j'urine à la face des Impartiaux comme vous, haleines douteuses maquillées de faux Dior.

Pardonnez ces fastueuses injures, belle et veule tripotable idiote, et sachez rendre la pareille au moins indifférent des misérables condescendant à risquer son pinceau dans votre béate glu de bigote à bigoudis.

Votre cher,

 

"I'm a bad valentine"

La Saint-Valentin

Halloween de la camomille

Est l'orgasme légal

Des putes et des puceaux

Moi j'aime tous les jours

A vos corps dépendants

Je hais vos jours de fête

Je ne suis pas un porc sentimental

Ni un veau à slogans ni un âne à foi-foin

Mais un jouisseur d'instant

Sans montre ni calendrier

 

 

L'éperdu se retrouve

Dans les mots

Perdus du poète

Est ainsi l'homme

Funambule naturel

Pendu au lien d'amour

 

Dans les mots

Eperdus du philosophe

Se trouve une petite femme

Eveilleuse étonnée

Suspendue à un rêve

 

Et il faut s'éperdre

Pour la trouver

Aussi sûr qu'à se perdre

Nul ne trouve jamais rien

 

 

Lit du tombé

Mon lit chaque matin

N'est ni fait ni à faire

C'est le chef-d'oeuvre de l'amour

Paresseux bien fait

Qui vous embrasse tous

 

 

Signifie-moi

Dessine dans la vague lumière

L'amour que je te fais

A pleine main dans mes cheveux

Comme je dessine avec ma langue

A pleine bouche notre secret de rose

Violacé entre les mille et un visages de tes lèvres

Humides et lourdes comme un orage

Rimé dans la nuit bleue ciel et mer

 

 

12 février 2008

Je suis FONDAMENTALEMENT

- Contre l'eau plate : pour l'eau de vie

- Contre la promesse de l'aube : pour le voyage au bout de la nuit

- Contre la communication : pour la communion

- Contre les Bobos : pour les Aristobos

- Pour moi : contre Moi

- Contre le noir des tours d'ivoire : pour le ring 

- Contre le beurre : pour la crémière

- Contre "se brûler la cervelle" : pour l'âme de feu

- Contre le confort, économique : pour le luxe, esthétique

- Contre les clones, heureux : pour les clowns, extatiques

- Contre le rat des villes : pour le rat des champs

- Contre les contrats : pour les pactes

- Contre les ventres mous : pour les noyaux durs

- Contre Bernard Tapie : pour les Dalton

- Contre Madame Soleil : pour le poisson-lune

- Contre la tolérance que tout indiffère : pour la charité qui se violente par amour fou

- Contre le VHS merdique : pour le DVD plus altruistement piratable

- Contre le stress : pour l'angoisse

- Contre le "devoir de mémoire" : pour la Mémoire avec un grand "aime"

- Contre "SOS Racisme" : pour Luther King

- Contre la langue de bœuf : pour le steak tartare

- Contre le miel : pour le fiel

- Contre la mode aux lubies erratiques et contraignante : pour le dandysme dilettant

- Contre le "Cercle de la Raison" autoproclamé du crétin plagiaire (judiciairement condamné) Spino-Minc : pour le trait d’esprit ("L'idée du cercle n'est pas ronde." Spinoza)

- Contre la Fête de la Musique voulue par l'Etat : pour la "querelle du Sacre du Printemps" déchirant la communauté

- Contre les uns, pour les autres

- Contre Sparte la paysanne logique : pour Athènes la visionnaire bavarde

- Contre le narcissisme spéculaire : pour l'égocentrisme rayonnant

- Contre les Conquistadors jésuitiques : pour les Croisés comparativement des enfants de coeur

- Contre la lutte des classes : pour la paix des braves

- Contre la lutte des mœurs : pour la rivalité des muses

- Contre la Laguna et la 407 : pour la Rolls-Royce et la 2 CV

- Contre le social-libéralisme d'extrême centre-gauche-droite : pour la "monarchie absolue tempérée par l’assassinat" (Stendhal)

- Contre les TD (travaux dirigés) : pour les TD (travaux divers) ; éventuellement les TD (travaux différés)

- Contre le déconstructo-socio-psycho-tautologisme derridien : pour les Méditations Métaphysiques et l'Ethique

- Contre les pattes de mouche à merde bureaucratiques : pour les pattes tendres et les pieds nickelés

- Contre le recto : pour le verso

- Contre les arrière-pensées : pour les non-dits

- Contre le béton armé : pour la pierre de taille

- Contre Lendl : pour Mc Enroe

- Contre la Guerre du Golfe : pour le Trophée Lancôme

- Contre la Gay Pride : pour Oscar Wilde

- Contre les grandes consciences : pour les jolis cœurs

- Contre la méfiance : pour la vengeance

- Contre les fous furieux : pour les fous chantant

- Contre le bouddhisme biodégradable et diététique des bobos (bobobos ?) lecteurs du ramollo en sandalette Dalaï Lama : pour Mathieu Ricard, homme de vocation vraie, et pour les bonzes thaïs, en 2008 exemplaires d'équanimité

- Contre l'espéranto muet comme l'idéalisme : pour la sténographie explicite comme la physique/chimie

- Contre Philippe Pétain et le petit Nicolas S. : pour Philippe Auguste et Charles de Gaulle (nostalgique ? - non, farouchement lucide)

- Contre les paparazzis de l'image : pour les paparazzis de l'info

- Contre le Diable : pour le Malin

- Contre les Jeudis Noirs : pour les mardis gras

- Contre le skaï et l'acrylique : pour le daim et le cachemire

- Contre les pont-aux-ânes : pour les coq-à-l'âne

- Contre Roseline Bachelot, les Chiennes de Garde et autres mi-putes mi-soumises : pour Olympe de Gouge, Louise Michel, Flora Tristan, Colette...

- Contre les anges de douceur : pour les anges gardiens

- Contre les ventres mous : pour les noyaux durs

- Contre le néant : pour l’abyme

- Contre le mépris qui se tait : pour l’injure qui s’oublie

- Contre l’impôt sur la fortune : pour le don gratuit

- Contre la Soupe fanatique : pour l'ironique crachat dedans

- Contre Monseigneur Gaillot ou le dernier Abbé Pierre : pour le Cardinal de Retz et l'inaltérable curé d’Ars

- Contre les biographes de Rimbaud : pour Rimbaud

- Contre les "préjugés tenaces" : pour les illusions perdues

- Contre les cons (pour les chattes) : pour les cool et les chats

- Contre le temps qui passe : pour la recherche du temps perdu

- Contre la purée Soupline : pour la bonne vieille purée de pomme de terre

- Contre la fin des temps : pour l’origine du monde.

- Contre vous : pour nous

- Contre rien : pour tout

- Contre l’Europe des choses : pour l’Europe des personnes

- Contre la transparence lubrique : pour les ombres chinoises

- Contre l'écologisme pénalitaire : pour l'extase naturelle

- Contre les "best Sollers" : pour les Poètes Maudits (enfin si telle est bien l'alternative, ce que ne crois guère)

- Contre les cénacles : pour la cour des miracles

- Contre les rangs d’oignons : pour les files indiennes

- Contre le Veau d'Or : pour les peaux de vache qui rient

- Contre Le Point, Le Monde ou Marianne - pour Agoravox

- Contre la météo : pour le bleu saoul du ciel et la vert inculte de la mer

- Contre le collectivisme onusien de l'ingérence néocoloniale : pour Don Quichotte

- Contre le Loto : pour le poker

- Contre la gélatine du "oui" : pour les sédiments du "non"

- Contre les cœurs brisés : pour les têtes perdues

- Contre l'égalitarisme qui rabote les Têtes : pour la Justice qui tend la main

- Contre les nomades de luxe : pour les routards (ô aimables auberges de jeunesse, universellement squattables pour pas cher et pour longtemps !)

- Contre le "stylisme" de merde : pour le style que tout épithète guillotine

- Contre "Choisissez bien, choisissez But" : pour les styles Art Déco et Louis XV

- Contre la vie en rose : pour le sentiment tragique de la vie

- Contre la bienséance : pour la désinvolture

- Contre tout et son contraire : pour trois fois rien

- Contre la Solution Finale : pour les questions premières...

(Etc. contre, et plus encore etc. pour.)

 

 

11 février 2008

Haïku pour un sushi

Waaaaahh...Zzzaaaah, beeeehh !

Waza ? Beeh ! Wah ! Zah ! Beeeeh !

Bibi ! Zaza ? Wawa...

Sushi sumo ? - Hara-kiri !

 

 

Appris à l'école de guerre de la vie

L'argent est le nerf de la guerre, mais les mots sont le nerf de la guerre de l'or. Il n'est de querelle que des mots, et la vraie guerre est en cha