11 mai 2008
FIN (1) (ivrogneté*)
Si je pense ? Comme un singe rongé par les puces. Si "j'écris" ? Comme un coiffeur édenté jubile du peigne sur un chauve. Si je vis ? Comme un rat de bibliothèque parmi les vers pieux comme des rimes analphabètes.
C'est à peine si je respire, si je m'arrange avec la vie. Je hais le premier venu comme on hait le dernier des cons : inexplicablement. Toubib, avouez, c'est grave ?
- J'avoue, dit le Toubib : c'est pire. Voyez-vous mon enfant... commençait-il à rabâcher... morale et santé sont un seul, aussi longtemps que le cœur les distingue. Ils se mêlent par amour du monde... ajoutait-il, vieux sage parchéminé par la nécessité... mais se confondent par haine de soi... Vous êtes dans l'illumination pure, le raffinement kronembourgeois, la loufoquerie ânonnée en plein chœur de l'imbécillité finale. Je savais déjà tout, dès lors je n'espérais pas moins. - A croire que votre charmante intelligence vous a tué, conclut-il, rajeuni jaune comme un rire mort. Puis il avoua, plein de remords et de soupçons : les sages cassent plus de verres que les ivrognes n'en vident. - Pauvre adorable de moi... Montgolfière de mensonges, éventails de jarretelles... Tout ça est bête comme chou, ajouta-t-il enfin.
- Ne le dites ni au ciel ni à la mer, Doc : à vous-même n'osez rien vous avouer... Les mouettes et les cigognes ont des oreilles, tout comme les murs et les déserts ! Doc, je vais lâcher le... comme naguère je lâchai la...
- Amen... Je vous l'ai dit, tonnerre d'écume ! Les enfants naissent de pétales réchappés d'orages, de plumes mûries à la cire de la sève.
- Je hais ces chiards, merdes hurlantes ! Pourquoi parlez-vous de ça, toubib ? Allons... Doc, ne me dites pas de reprendre la... Ni de...
- Je ne vous, rien... Disons... On choisit toujours mal, même si l’on peut mieux faire... La faucheuse ailée sourit de ses dents jaunes, à qui lui papillonne aux lèvres.
- Mais la sirène, Doc ? Oui, cette queue ébouriffée de la nuit ! Elle qui fend les flots du jour, rayonnante comme un corps de sable parmi les étoiles ? A-t-elle des épines, comme ces couveuses de poules ; ou bien des ailes, comme ces roses qu’ensoleille mon coeur ? Est-elle ombre de goutte ou écho de rayon ?
- Elle a des nageoires agiles et bleues, mon ami : tel un ange de douceur.
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Mai 68 expliqué à un pote intello québécois
Oh que ça bardait hier !
J'ai écouté Finkielkraut et ses invités... "Mort aux croque-morts"...
Comment vis-tu ce 40e de mai 68 ?
CE
*
Cher aimable montréalais,
Je le vis d'autant mieux que je n'en pense que du mal - eh ! que veux-tu ! J'ai moins de 60 ans, moi.
J'aime bien Finkielkraut : il est au moins aussi réac que moi. Je l'excuse même d'être passé du gauchisme au rabbinat (seuls les athées ne changent pas d'avis), et de l'universalisme étouffant d'un Péguy au semi-tribalisme refoulé du sionisme professoral. C'est vrai, il a dû faire son chemin, le brave : devenir l'idole des lépénistes inavoués en même temps que des "ségo-royaux" décomplexés ne se fait pas en un jour (tous les chemins postmodernes ramènent à Rome, tels des prisonniers abasourdis à leur liberté). Rarement l'homme ose descendre du singe ; le plus souvent, il en dégringole - et sa terre promise n'est qu'un arbre généalogique au sommet duquel gémissent drôles d'oiseaux et autres canards boiteux. - Au moins, lui n'a-t-il pas roulé de la plage sous les pavés, à une carrière de pub sous Mitterrand.
*
Alors, cher Charles-Etienne : Mai 68 ?
Mai 68 aura été la révolution culturelle de la bourgeoisie - passée de l'éthique protestante du travail et de l'épargne, au génocide culturel des Prolos et des Beaufs, orchestré par la bonne conscience exponentielle des bobos eux-mêmes passés de la psychanalyse au bouddhisme (bobobos ?). Mai 68, c'est le maoïsme des nantis, le guevarrisme de Saint-Germain-des-Prés, le "communisme" des repus, la Crucifixion parodiée par Saint-Trop' !
Pas étonnant que ce vieux crétin de Glucksmann (qui, dans l'effondrement des Twins programmé par les Neo Cons, crut apercevoir Dostoïevski à Manhattan !) soit même devenu sarkoziste, sur les pas de son non moins crétin de fils. Comme en témoigne leur énième opus de parisianisme incestueux : Mai 68 expliqué à Sarkozy - soit le Frivole écrivant les mémoires du Sérieux... "Vaste programme", eût dit de Gaulle - le seul anti-impérialiste de l'époque, comme l'expliqua vainement Castro à Cohn-Bendit, enfui dès l'été 68 à Cuba, se reposer de sa "révolution". Cohn-Bendit, ou le premier et le dernier des Sans-Papiers heureux.
*
J'encule à sec ces faux pédés, et je sodomise sadiquement toutes ces demi-gouines !
Ces pauvres gens, bavards labiles et torves, méritent ce que ne méritait pas le Maréchal Ney : les fossés de Vincennes, et 12 balles dans la peau...
Mais, Dieu merci, les trentenaires franchouillards comme moi se branlent pas mal des gros glands de 68 éjaculant chaque décennies leurs souvenirs mondains packagés aux couleurs de l'assistance sociale. Ils sont passés du salut public et du flower power, aux points de retraite et aux chrysanthèmes : ha ! ha ! ha !
Mon chibre veineux les engloutira de sa semence vitale !
HA ! HA ! HA !
(Dit et redit voici dix ans déjà, et toujours assumé tel quel en 2008)
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07 mai 2008
La guerre des sexes au ciel
Ce que le Diable sait d’un homme, c’est ce que Dieu lui en dit. Ce que Dieu sait d’une femme, c’est ce que le Diable ne lui en dit pas.
19:36 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 mai 2008
Insupportable !
Monsieur Ferry, kantien de bonne heure et de malheur, comme tous les Prudhomme jacasseurs "d'antimanuels" onfrayens ou non, nous propose sa Somme Athéologique : son pack happiness pour un homme-dieu sans entrave, son kitt home & cocooning de glaneuse multiculturelle bavarde sur la tabula rasa sui generis et semper eadem... Monsieur Ferry a des trucs à nous dire, nous cathos incrédules, républicains sceptiques et autres eurolâtres en peine, au sujet de la pensée islamique !
Ecoutons donc Monsieur R. Brague, corriger ce beau brun villepino-béhachélien, à l'ombrelle trouée d'aises centristes prises en orient.
Bam !
Que c'est bon de voir le prof préféré de tous ces bons élèves qu'on s'est peu à peu suicidé à refuser d'être, prendre la leçon du seul prof qu'on regrette et qui, sait-on, n'en pense pas moins. Ferry, ou le Jordy de la philo : dur, dur d'être un vrai con ! Enfin ça paye le loyer et la plage à Saint-Trop', comme un tube à la Star-Ac le cinoche à vie.
Avéroès était un philosophe ayant la foi - par la nécessité pressentie de sa propre discipline ; sinon par surcroît perçu d'autres. Tandis que Monsieur Ferry n'est qu'un bigot de la religion intello-moraleuse - qui voudrait même passer pour philosophe ! Comme si la religion laïcarde n'était pas, et de loin, la plus fanatique de toutes ! la plus impitoyable en son consensus visqueux de troupeau nombriliste ! Ha !
Ras le bol de tous ces Chebel, Boubakeur, et autres Monseigneur Gaillot de la "pensée" !
Comme je regrette le bon vieux temps des fatwas (celles d'avant 9/11) et autres anathèmes (ceux d'avant la TV), lesquels au moins vous forçaient d'y songer avant de l'ouvrir : ça nous reposerait du sanibroyeur postmoderne et de son insupportable gnose philanthropique ! ça mettrait des grumeaux dans la purée Soupline de l'opération "Passé Propre la tête Vide" !
Il faut réconcilier Avéroès et Robespierre, contre tous les jésuites du New age.
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04 mai 2008
Le hasard ?
La vie décide toujours, avant que la mort n'ait choisi.
08:40 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 mai 2008
De la contraceptivité malpieuse
La cyprine n'est plus que la poussière affolée de l'amour, et le sperme l'éblouissante constellation du désespoir.
21:32 Publié dans La cigale à Babel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 avril 2008
Lune inodore et...
Lune, lune
Maussade vérité
Comme un après-midi
Ensoleillé dans les énormes seins d'une laide ambitieuse
20:59 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'espérance, ou la sérénité tragique
L'optimiste est un bavard ; le pessimiste un muet. Bavardage et désespoir sont donc les deux péchés mortels contre l'esprit.
12:43 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15 avril 2008
BHL et son peuple
Philippe Muray aura passé sa vie à nous expliquer qu'au monde de la contradiction, du conflit, du débat, de la Négativité radieuse en ses bactéries mortelles, en un mot de la VIE, ne pouvait succéder que "l'Empire du Bien" : du Pléonasme en majesté.
Voyez BHL, spécimen type du meilleur des mondes, le vulgus happy few même : "philosophe-philosophe", comme nous sommes des homo sapiens-sapiens.
Cet homme a le courage d'être pour la "Justice", les Droits de l'Homme" et "l'antiracisme" de niouses mag. Comme il est contre les Serbes, les massacres entre nègres du Darfour et les méchants vilains manants en général. Il faut le redire : un unanimisme dialectique est post-philosophiquement possible - et la populace l'oublie souvent. N'est-ce pas réconfortant pour une époque à l'enthousiasme mitigé ?
04:54 Publié dans La cigale à Babel | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11 avril 2008
Le Philosophe inévitable
"Les journalistes seront les philosophes du 20ème siècle." (Nietzsche) Nuançons l'optimisme de l'apologète du "surhomme"...
L'Expert étant le "savant" du 21ème (le préposé à l'interprétation des "mystères"), le "communiquant" en est le "moraliste" (le prêcheur du "jouir sans entrave"), et le journaleux, "l'érudit" (le souverain poncif). Le "comique" étant le "mystique" de l'époque (le préposé à la dérision collective).
Moralité : l'attaché de presse est le "philosophe" d'aujourd'hui.
15:15 Publié dans La cigale à Babel | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le génie hébreu
Les Nazis croyaient - à tort - qu'une race suffit à faire un "livre" - aussi les brûlèrent-ils. Les Hébreux, quant à eux, croient - à juste titre - que d'un livre peut naître une "race" - aussi apprirent-ils à écrire dans toutes les langues.
Steiner précise que le Juif pourrait être défini comme celui qui lit toujours avec un stylo, parce qu'il ne désespère jamais d'écrire un livre supérieur à celui qu'il est en train de lire. Evidemment, la réciproque est assez vraie : son idéalisme philosophique, son radicalisme dénégateur, sa libido grossièrement intellectualiste, désignent peu ou prou l'Allemand comme celui qui lit avec un lance-flamme... Sa pureté lyrique a si soif du monde qu'elle l'incendie.
"Le monde existe pour donner un livre", dit Mallarmé - un livre, et non une race ; un recueil de morales, poétique comme l'herbier des lieux et des âges, et non un code génétique ou civil.
La seule loi juste, la seule possible, est celle des travaux et des jours. La pureté est une sagesse multicolore, ou bien un lyrisme assassin.
08:46 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 avril 2008
Arts du pognon et pauvreté des arts
Les mêmes connards qui s'emmilliardent grâce à l'art contemporain, sont les mêmes cons qui applaudissent la littérature actuelle et son lien social.
21:02 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le libéral habile est un abruti convivial
Le "libéral" n'est pas seulement l'haruspice du bon sens moderne, le vulgaire prêtre du garde-manger global, mais encore, et surtout, le flic en chef de la morale néo-laïque (ce je m'en-foutiste home & cocooning in brave new world) : un chiâleur de pauvres nègres et autres orphelins, parthouseur chéri des veuves de luxe et des héritières féministes.
Un con qui ne verra jamais de sagesse que follement heureuse, et de bonheur que sagement dévergondé.
20:05 Publié dans La cigale à Babel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 avril 2008
La politique postmoderne
Une médiatrice tordue, couronnant deux points flous…
20:54 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 mars 2008
La culture "gé", ou le point G de la guerre
Il faut se ronger une culture, comme un chien enragé garde sa niche écologique.
10:47 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 mars 2008
La prose et les sentiments
On ne peut écrire qu'à son amour ou son ennemi. Un ami n'exige pas même une carte postale de nous, bien qu'on se mette à lui écrire sitôt qu'au bout du monde.
La plume sait faire dire au sang ce que l'âme a fait taire à l'encre.
22:18 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mars 2008
Le diable irrésistible de l'esprit
Le talent diabolique ne prouve que la séduction de l'esprit. Les ordures sont lettrées et n'écrivent guère.
21:30 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 mars 2008
Iesous Kristos Théou Uios Sauter

Etre chrétien, c'est ne pas laisser crucifier le monde, quitte à donner sa vie. C'est refuser de laisser noyer le poisson.
(Source image)
10:12 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07 mars 2008
Poème en souffrance d'une charmante
Sur la page foncée de tes yeux
Dansent nos enfantins regards
Pinceaux maladroits
Comme des milliers d'orages
Dans l'impiété solaire d'un corps
Dansent et dansent nos coeurs sans fin
Rayonnants plus oranges qu'une toile
Peinte au plus vert de l'horizon
19:38 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
??? - Bonjour les morts, ou bonne nuit les vivants
J'avoue que le calcul exact me saoûle - faites-le vous-mêmes.
Mais enfin, reconnaissez que le 11-Septembre 2001 est ce jour où l'on aura fait croire à l'univers qu'un litre de kérosène peut brûler 50 tonnes de béton et d'acier (mini, mini, minimum).
Grosso modo, c'est à peu près le rapport entre les 300.000 tonnes d'une tour de 110 étages et les 200 tonnes (réservoirs pleins : ce n'était pas le cas) d'un Boeing.
Chaque étage de la structure était donc (grosso modo toujours) quinze fois supérieur au poids d'un avion plein de pétrole (dont les 3/4 explosés au dehors - comme l'aura compris tout ex-scout qui, pour ne rien savoir, sait tout de même qu'une épaisse fumée témoigne autant pour "l'eau" que pour le "feu"...) et pourtant on a réussi à nous faire croire qu'un litre de kérosène, au plus indulgent des cas, pouvait brûler jusqu'à pulvérisation absolue rien moins que 50 tonnes d'acier et de béton !
Prenez un couteau suisse, faites un feu de bois avec des potes indiens couverts de plumes, buvez un coup et attaquez en choeur, comme Peter Pan et son envolée de fées clochettes, l'Arc-de-Triomphe invisable au coeur de l'Etoile. Vous vous êtes pété la gueule ?
C'est bizarre, ça m'étonne même... D'ailleurs, comme dirait la Maison Blanche : c'est bien fait ! Fallait pas jouer les pigeons kamikazes, et autres drôles d'oiseaux sceptiques !
Un Boeing est agile comme une baleine - mais Clochette n'est-elle pas jolie comme un papillon ?
18:40 Publié dans La cigale à Babel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LE malheurs
Dans le malheur des coeurs se cachent les Nombrils
Dans le malheur des âmes se cachent les Troupeaux
17:19 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Reprendre son souffle
Le mieux pour reprendre son souffle, est de se noyer dans l'haleine d'une fille.
05:26 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03 mars 2008
Question pour en finir
Les Technos paluchés "d'expertise" me font marrer. Que reste-t-il de l'Homme, sitôt que le cheval ailé se fracasse sur le miroir en pierre de sa propre "nativité" sanglante...?
Que signifie l'idée de "réseau", sinon que sur un territoire anciennement dit "nation", ou "pays", 49,9% de la population soit programmée pour enculer et régner sur la majorité ?
Qu'est-ce donc que le réseau, sinon la méduse flasque du Pouvoir, aux tentacles toujours d'autant plus venimeux qu'ils se dématérialisent mollement, et nuisibles qu'ils se dépersonnalisent intraitablement ?
Qu'est-ce que la Société de l'Info, sinon l'extermination symbolique (puis physique) d'une moitié de l'Espèce par l'autre, à mesure plus targuée de "Vertu" que de "Technique" - "technicité", "technologie" ? - On a le refoulé qu'on peut, puis qu'on doit.
Blablabla "savant", égale BHL en rut à la botte : point-barre !
19:42 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Epitaphe d'une pierre deux coups (démocratie chiâleuse = femellité raciste)
Je n'aime rien tant qu'insulter l'Etat
Et me moquer des Femmes Modernes
Je rigole des Bourgeoises
De l'argent qui vote "blanches"
Mon dédain doré d'or si dédaigneux
N'est que l'écho péteux
De leurs pêts carnivores
Crocos lézards enlarmés de visions en chinchilla
Il en va du député comme de la femelle
Elle se fait belle il se fait drôle de beau
Comme il en va de l'électeur et de l'Etat rigolo
Il se fait drôle de sage il se fait beau
Comment ne pas voter pour ces "féministes" abstentionnistes
Ces drôle de fillettes Blancs cassés
O magnifiques et vantardes négresses
Emoustillées comme des épouses de fusillés
Par la mal-bandante tyrannie de l'apolitisme incolore ?
15:52 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Si aujourd'hui ?
Ben, Marie ferait du stop dans la banlieue d'Ephèse
Et les Evangélistes du bilboquet en salle
Avec leur bédouine fable de l'aiguille dans le chas !
Jésus trinquerait avec Socrate, honnête pilier de bar
Et l’auteur de l’Apocalypse serait un SDF cracheur de feu
Bref... depuis Jérusalem et l'âge d'or des crucifixions
On n'a pas avancé d’un iota
La Vierge horripilerait toujours le showbiz - ces Lumières !
Le Christ ferait encore chiâler les beaufs
Les Apôtres démultipliés remakeraient les doux salopards
En armées de doux singes
Saint Jean continuerait son tour du monde
Parole ! depuis la résurrection de Mathusalem
On n’a même pas reculé d’un chouia
13:34 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29 février 2008
La Travailleuse en 2008
Aux rasoirs questions d'expérience, le phallus gargarisé de professionalisme a toutes les réponses. Ainsi les jolies filles sont-elles embauchées pour enfoncer des portes ouvertes, et les moches pour garder les coffres-forts honteux.
19:39 Publié dans La cigale à Babel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Alexandrins martiens (dédiés à Mr Borborygme et à Mme Post-humain)
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dfhaethdfheta
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17:11 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 février 2008
Mais pourquoi diable les femmes sont-elles diabolisées, angélisées, mythifiées...?
Les femmes font grand cas d'un trésor
Dont chacun a la clé
Et s'honorent d'un mystère
Dont l'incrédulité vient mieux à bout que la patience
Ne vient de la malédiction du labeur
Comme la douceur ailée d'Aphrodite
Gante la main calleuse d'Héphaïstos
Il en va de leur bavardage
Comme de leurs yeux que fait scintiller l'or
Ce ne sont qu'écho d'eau
Feu de rose limpide
Comme le vent dans les blés !
Les femmes adorent l'amour
Et aiment les princes charmants
La nuit elles s'accommoderont d'un poète
Et d'un faux savant même au jour le jour
L'amour pousserait-il dans les vignes
Qu'elles n'aimeraient que des ivrognes !
Je n'y vois ni étrangeté ni mal
Simplement qu'on arrête de m'assourdir !
Le mystère de la poule n'est que rugissement
D'hormones de coqs jouant les rois de la jungle
- Ainsi la disgrâce de beaucoup meurt-elle
Avec leur infortune
12:50 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
La technolâtrie, ou l'université de la ploutocratie
Un cursus, c'est un pedigree d'imbécile heureux ; puisqu'un CV n'est qu'une biographie d'esclave reconnaissant.
10:35 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 février 2008
La mer des mondes
Deux mondes se regardent, et se regarderont toujours : le monde intemporel de l'imaginaire - celui de la foi et des terreurs ; le monde vivant de l'incertitude - celui des choses et de la confiance. Sans doute y a-t-il quelque chose d'ambigü dans ce face à face muet des deux Paroles - celle du corps qui crie et celle du cosmos silencieux. Mais il nous faut risquer cette apparente schizophrénie, sous peine de réaliser le manichéisme de la mortalité. "La mer est la vérité de la vie", dit le capitaine Nemo de Jules Vernes. Notre mer, à nous qui ne sommes pas amphibies, a le coeur dans les étoiles, et le cerveau dans la poussière.
07:25 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'Expert et le Journaleux
De plus bête que le journaleux qui parle pour ne rien dire, je ne vois que l'expert qui parle de quelque chose pour la rendre inintelligible.
07:25 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 février 2008
Flammes d'eaux de vie
C'est la nuit qu'il est beau
De ne pas croire en Dieu
C'est dans les flammes de la vie
Que veut s'abreuver l'âme
06:15 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 février 2008
Mes enfantillades gigognes
M'indiffèrent les fleurs
Comme m'emmerdent les chiards
D'où vient donc ma gamine passion
A vrai dire ornithologique et potagère
Des choux nés des cigognes
Et des cigognes poussées dans les choux ?
20:50 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La petite muette
La mort visite les cimetières
Quand les tombeaux ne parlent plus
Entre eux
Et quand ils ne se parlent plus
De nous
La vie trahit les morts
19:55 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La liberté, ou la terre de feu
La liberté, sentiment de poète, est un art d'illettré. Etre libre, c'est consumer un cœur de kamikaze avec une âme de paysan.
18:50 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quatrain en (r)ut pour un con
Je ne suis qu'un jeune con
Sans fric et plein aux as des as
De sa trique colchique
Péteuse de fions et d'horizons
18:35 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le chattard et la zébresse
Petit chat caressé
Petite chatte mouillée
Douillet sexe à rayure
Comme un zèbre au soleil
O charmant tigre se déshérissant
Dans la féminité soyeuse
Quand mon équidé noir et blanc
Hennit sur son damier
18:30 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 février 2008
Lettre fermée à une "Poétaniste" (2)
Pour une fois c'est potable - encore que le désert désertifie jusqu'à la soif elle-même.
Poétaniste, chère pouffe qui pareille aux coussins arabes n'avez rien à dire, je vous file un tuyau (qu'au moins votre lanterne et votre godemichet d'apprentie pétroleuse sache qu'on appelle oléoducs ces boyaux de la folie moderne dont l'antique "huile de roche", b-a-ba du consumérisme, égaille l'orgasmatique diarrhée...) : la technique est le secret du mensonge, notre noble art déicide - ainsi l'humanité est-elle tout ce que votre "féminité" n'éprouvera jamais... Poétaniste qui me sucerez sous peu par gratitude lamentée (après que je vous aurai cunnilinguée, comme promis dans mon précédent billet doux), cessez enfin de dire que vous allez nous dire ; je vous implore de la part du monde qui ne vous lira jamais : dites.
A bas votre plume squelettique - vivent mes ailes obscènes ! Non seulement je vis et jouis ; mais encore vous êtes pi(t)euse et j'en rajoute.
Je sais... jamais je ne conquerrai votre amour, qu'à vrai dire je ne veux ni mériter ni quémander - mais je supplie notre amitié dont vous avez besoin, ô la plus dépourvue d'entre les édentées chrétiennes ! Car je suis, tendre et stupide "Poétaniste", ô vous plantureuse nouille que mon râtelier puant gerbe de rire, partisan de la guerre des "peace" - et j'urine à la face des Impartiaux comme vous, haleines douteuses maquillées de faux Dior.
Pardonnez ces fastueuses injures, belle et veule tripotable idiote, et sachez rendre la pareille au moins indifférent des misérables condescendant à risquer son pinceau dans votre béate glu de bigote à bigoudis.
Votre cher,
13:30 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
"I'm a bad valentine"
La Saint-Valentin
Halloween de la camomille
Est l'orgasme légal
Des putes et des puceaux
Moi j'aime tous les jours
A vos corps dépendants
Je hais vos jours de fête
Je ne suis pas un porc sentimental
Ni un veau à slogans ni un âne à foi-foin
Mais un jouisseur d'instant
Sans montre ni calendrier
13:05 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'éperdu se retrouve
Dans les mots
Perdus du poète
Est ainsi l'homme
Funambule naturel
Pendu au lien d'amour
Dans les mots
Eperdus du philosophe
Se trouve une petite femme
Eveilleuse étonnée
Suspendue à un rêve
Et il faut s'éperdre
Pour la trouver
Aussi sûr qu'à se perdre
Nul ne trouve jamais rien
11:30 Publié dans Opinions et sentences mêlées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Lit du tombé
Mon lit chaque matin
N'est ni fait ni à faire
C'est le chef-d'oeuvre de l'amour
Paresseux bien fait
Qui vous embrasse tous
10:43 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Signifie-moi
Dessine dans la vague lumière
L'amour que je te fais
A pleine main dans mes cheveux
Comme je dessine avec ma langue
A pleine bouche notre secret de rose
Violacé entre les mille et un visages de tes lèvres
Humides et lourdes comme un orage
Rimé dans la nuit bleue ciel et mer
06:45 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12 février 2008
Je suis FONDAMENTALEMENT
- Contre l'eau plate : pour l'eau de vie
- Contre la promesse de l'aube : pour le voyage au bout de la nuit
- Contre la communication : pour la communion
- Contre les Bobos : pour les Aristobos
- Pour moi : contre Moi
- Contre le noir des tours d'ivoire : pour le ring
- Contre le beurre : pour la crémière
- Contre "se brûler la cervelle" : pour l'âme de feu
- Contre le confort, économique : pour le luxe, esthétique
- Contre les clones, heureux : pour les clowns, extatiques
- Contre le rat des villes : pour le rat des champs
- Contre les contrats : pour les pactes
- Contre les ventres mous : pour les noyaux durs
- Contre Bernard Tapie : pour les Dalton
- Contre Madame Soleil : pour le poisson-lune
- Contre la tolérance que tout indiffère : pour la charité qui se violente par amour fou
- Contre le VHS merdique : pour le DVD plus altruistement piratable
- Contre le stress : pour l'angoisse
- Contre le "devoir de mémoire" : pour la Mémoire avec un grand "aime"
- Contre "SOS Racisme" : pour Luther King
- Contre la langue de bœuf : pour le steak tartare
- Contre le miel : pour le fiel
- Contre la mode aux lubies erratiques et contraignante : pour le dandysme dilettant
- Contre le "Cercle de la Raison" autoproclamé du crétin plagiaire (judiciairement condamné) Spino-Minc : pour le trait d’esprit ("L'idée du cercle n'est pas ronde." Spinoza)
- Contre la Fête de la Musique voulue par l'Etat : pour la "querelle du Sacre du Printemps" déchirant la communauté
- Contre les uns, pour les autres
- Contre Sparte la paysanne logique : pour Athènes la visionnaire bavarde
- Contre le narcissisme spéculaire : pour l'égocentrisme rayonnant
- Contre les Conquistadors jésuitiques : pour les Croisés comparativement des enfants de coeur
- Contre la lutte des classes : pour la paix des braves
- Contre la lutte des mœurs : pour la rivalité des muses
- Contre la Laguna et la 407 : pour la Rolls-Royce et la 2 CV
- Contre le social-libéralisme d'extrême centre-gauche-droite : pour la "monarchie absolue tempérée par l’assassinat" (Stendhal)
- Contre les TD (travaux dirigés) : pour les TD (travaux divers) ; éventuellement les TD (travaux différés)
- Contre le déconstructo-socio-psycho-tautologisme derridien : pour les Méditations Métaphysiques et l'Ethique
- Contre les pattes de mouche à merde bureaucratiques : pour les pattes tendres et les pieds nickelés
- Contre le recto : pour le verso
- Contre les arrière-pensées : pour les non-dits
- Contre le béton armé : pour la pierre de taille
- Contre Lendl : pour Mc Enroe
- Contre la Guerre du Golfe : pour le Trophée Lancôme
- Contre la Gay Pride : pour Oscar Wilde
- Contre les grandes consciences : pour les jolis cœurs
- Contre la méfiance : pour la vengeance
- Contre les fous furieux : pour les fous chantant
- Contre le bouddhisme biodégradable et diététique des bobos (bobobos ?) lecteurs du ramollo en sandalette Dalaï Lama : pour Mathieu Ricard, homme de vocation vraie, et pour les bonzes thaïs, en 2008 exemplaires d'équanimité
- Contre l'espéranto muet comme l'idéalisme : pour la sténographie explicite comme la physique/chimie
- Contre Philippe Pétain et le petit Nicolas S. : pour Philippe Auguste et Charles de Gaulle (nostalgique ? - non, farouchement lucide)
- Contre les paparazzis de l'image : pour les paparazzis de l'info
- Contre le Diable : pour le Malin
- Contre les Jeudis Noirs : pour les mardis gras
- Contre le skaï et l'acrylique : pour le daim et le cachemire
- Contre les pont-aux-ânes : pour les coq-à-l'âne
- Contre Roseline Bachelot, les Chiennes de Garde et autres mi-putes mi-soumises : pour Olympe de Gouge, Louise Michel, Flora Tristan, Colette...
- Contre les anges de douceur : pour les anges gardiens
- Contre les ventres mous : pour les noyaux durs
- Contre le néant : pour l’abyme
- Contre le mépris qui se tait : pour l’injure qui s’oublie
- Contre l’impôt sur la fortune : pour le don gratuit
- Contre la Soupe fanatique : pour l'ironique crachat dedans
- Contre Monseigneur Gaillot ou le dernier Abbé Pierre : pour le Cardinal de Retz et l'inaltérable curé d’Ars
- Contre les biographes de Rimbaud : pour Rimbaud
- Contre les "préjugés tenaces" : pour les illusions perdues
- Contre les cons (pour les chattes) : pour les cool et les chats
- Contre le temps qui passe : pour la recherche du temps perdu
- Contre la purée Soupline : pour la bonne vieille purée de pomme de terre
- Contre la fin des temps : pour l’origine du monde.
- Contre vous : pour nous
- Contre rien : pour tout
- Contre l’Europe des choses : pour l’Europe des personnes
- Contre la transparence lubrique : pour les ombres chinoises
- Contre l'écologisme pénalitaire : pour l'extase naturelle
- Contre les "best Sollers" : pour les Poètes Maudits (enfin si telle est bien l'alternative, ce que ne crois guère)
- Contre les cénacles : pour la cour des miracles
- Contre les rangs d’oignons : pour les files indiennes
- Contre le Veau d'Or : pour les peaux de vache qui rient
- Contre Le Point, Le Monde ou Marianne - pour Agoravox
- Contre la météo : pour le bleu saoul du ciel et la vert inculte de la mer
- Contre le collectivisme onusien de l'ingérence néocoloniale : pour Don Quichotte
- Contre le Loto : pour le poker
- Contre la gélatine du "oui" : pour les sédiments du "non"
- Contre les cœurs brisés : pour les têtes perdues
- Contre l'égalitarisme qui rabote les Têtes : pour la Justice qui tend la main
- Contre les nomades de luxe : pour les routards (ô aimables auberges de jeunesse, universellement squattables pour pas cher et pour longtemps !)
- Contre le "stylisme" de merde : pour le style que tout épithète guillotine
- Contre "Choisissez bien, choisissez But" : pour les styles Art Déco et Louis XV
- Contre la vie en rose : pour le sentiment tragique de la vie
- Contre la bienséance : pour la désinvolture
- Contre tout et son contraire : pour trois fois rien
- Contre la Solution Finale : pour les questions premières...
(Etc. contre, et plus encore etc. pour.)
12:25 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11 février 2008
Haïku pour un sushi
Waaaaahh...Zzzaaaah, beeeehh !
Waza ? Beeh ! Wah ! Zah ! Beeeeh !Bibi ! Zaza ? Wawa...
Sushi sumo ? - Hara-kiri !
20:40 Publié dans Egards insolites | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Appris à l'école de guerre de la vie
L'argent est le nerf de la guerre, mais les mots sont le nerf de la guerre de l'or. Il n'est de querelle que des mots, et la vraie guerre est en cha